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Actuellement, un débat professionnel ample mené entre scientifiques et utilisateurs a pour but de savoir si les résultats de traitement sont différents chez l´entraîneur de marche guide-pied par rapport à l´entraîneur guide-jambe. Avec l´utilisation croissante des entraîneurs respectifs, il sort à l´évidence que l´entraîneur guide-pied offre des avantages décisifs. Dans le sillage des études publiées, LokoHelp Group contribuera à ce débat par un apport commenté par Mme Susanna Freivogel, auteur scientifique et physiothérapeute en chef.
Robots ou thérapie locomotrice assistée par kinésithérapeutes chez les patients en stade chronique après avoir subi un AVC
Étude randomisée, contrôlée par: T. George Hornby, Donielle D. Campbell, Jennifer H. Kahn, Tobey Demott, Jennifer L. Moore and Heidi R. Roth Stroke 2008;39;1786-1792
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PMID: 18467648 [PubMed - indexed for MEDLINE] Lien vers la publication
Le contexte et l'objectif de l'étude a été l'analyse liée aux améliorations de la capacité de marche dans une comparaison entre thérapie locomotrice sur tapis roulant assistée par un thérapeute et une thérapie locomotrice robotisée avec le Lokomat. Motif de l'étude a été le fait que la thérapie sur tapis roulant pouvait améliorer la capacité de marche chez les patients avec hémiparésie, mais le traitement se trouvait souvent restreint à cause du nombre de personnel nécessaire et l'effort physique à déployer. Le Lokomat a été développé afin de faciliter la thérapie de locomotion sur tapis roulant. L'appareil est capable de soutenir la marche du patient de façon cohérente et symétrique. Toutefois, l'efficacité de ce traitement a apporté jusqu'ici peu de preuves.
Méthode :
L'étude a observé 48 patients en état de chronicité ayant subi un accident vasculaire cérébral. Ces patients ont été divisés dans 2 groupes selon leur vitesse de marche (atteinte légère et moyenne). Ils ont reçu douze séances de traitement assisté par un thérapeute ou douze séances de thérapie sur tapis roulant avec le Lokomat. La division en deux groupes de traitement était randomisée (aléatoire). La durée de la thérapie fut de trente minutes. La vitesse de marche a été systématiquement augmentée dans les deux groupes. On a appliqué également dans les deux groupes une compensation du poids du corps de 30 à 40 %. Les traitements robotisés impliquaient un soutien symétrique continu, dans le traitement soutenu par les thérapeutes le patient recevait le soutien manuel uniquement dans le cas de besoin.
Mesures et résultats :
Les appareils ont enregistré et documenté la vitesse de marche au plan de la symétrie et les échelles cliniques de l'activité et la participation du patient avant et après les douze séances. Dans le groupe des patients présentant une insuffisance légère, une amélioration de la vitesse de marche (durée sur une seule jambe) a été constatée... Une amélioration de l'activité, de la participation et en conséquent de la qualité de vie s'est manifestée uniquement dans le groupe des patients plus grièvement atteints qui avaient reçu un entraînement sur tapis roulant soutenu par des kinésithérapeutes.
Conclusion :
Le traitement sur tapis roulant assisté par des thérapeutes chez les patients ayant subi un AVC a montré un résultat plus évident que le traitement équivalent, intense sur tapis roulant avec le Lokomat.
Comme les résultats de cette étude sont surprenants et provoquent une discussion sur l'efficacité des entraîneurs de marche, il en ressort une contradiction par rapport aux résultats de la Méta-Analyse de Mehrholz et autres (2), qui avaient montré que moyennant le traitement avec les entraîneurs de marche électromécaniques chaque 4e handicapé moteur pouvait recouvrer la faculté de marche indépendamment d'un soutien étranger. C'est ainsi que les entraîneurs de marche furent déclarés pour moyen thérapeutique extrêmement efficace. Cette différence à l'étude de Hornby peut s'expliquer d'un côté par le choix de patients. Tandis que lors la Méta-Analyse de Mehrholz on a analysé une amélioration chez les patients qui ne pouvaient pas du tout marcher, les patients dans l'étude de Hornby étaient capables de marcher. Une grande différence consiste aussi en ce qui concerne la construction des appareils en usage. L'entraîneur de marche comme le Lokohelp Pedago ne guide que les pieds et le patient doit activement contrôler le genou et la hanche, le Lokomat, par contre, ne soutient que passivement les mouvements du genou et de la hanche. On peut supposer que chez le Lokomat les activités est ainsi le résultat d'apprentissage du patient sont moindres que dans le cas de l'entraînement avec l'entraîneur électromécanique qui ne guide que juste les pieds.
Bilan :
Les entraîneurs électromécaniques devraient être utilisés dans les traitements de rééducation fonctionnelle des patients avec handicap moteur suite à une attaque vasculaire cérébral. Les appareils qui guident les pieds des patients semblent être selon les études actuelles plus efficaces. Chez les patients capables de marcher on doit favoriser un traitement visant la musculation et l'augmentation la vitesse ainsi qu'un entraînement tenant compte du contrôle postural.
1. Hornby TG, Campbell DD, Kahn JH, Demott T, Moore JL, Roth HR. Enhanced gait-related improvements after therapist- versus robotic-assisted locomotor training in subjects with chronic stroke: a randomized controlled study.Stroke. 2008;39(6):1786-92.
2. Mehrholz J, Werner C, Kugler J, Pohl M. Electromechanical-assisted training for walking after stroke.Cochrane Database Syst Rev. 2007 Oct 17;(4):CD006185.
Résumé et commentaire: S. Freivogel
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